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Usine de primates à Rousset : le CNRS choisit la barbarie et le verrouillage spéciste, la REV s’oppose au projet et défend la fin de l’expérimentation animale

Communiqué de presse, le 23 février 2026

Alors que l'histoire exige une rupture avec l'exploitation du vivant, la France s’entête dans une dérive archaïque. Le CNRS confirme le lancement opérationnel d’un centre d’élevage géant à Rousset (Bouches-du-Rhône), destiné à séquestrer 1 800 primates pour l'expérimentation. 300 primates non humains s'y trouvent déjà. Pour la Révolution Écologique pour le Vivant (REV), ce projet à plus de 30 millions d'euros est un naufrage moral et un contresens scientifique majeur.

Le « business » de la souffrance sous couvert de souveraineté

Financé par le plan « France 2030 », ce projet transforme des êtres sentients en simples variables d’ajustement géopolitique. Sous prétexte de « souveraineté » face à la fin des exportations chinoises, l'État français investit massivement dans une production industrielle de primates non humains. Un macaque est vendu plus de 30 000€. Utiliser l'argent public pour pérenniser le commerce de la vie et de la douleur est une insulte à l'éthique. « Ce centre ne prépare pas l'avenir, il verrouille un modèle d'exploitation animale jusqu'en 2050, alors que le progrès consiste précisément à se passer de ces méthodes barbares en encourageant une recherche éthique. Nous devons nous passer de l’expérimentation animale, comme nous nous passons de l’expérimentation humaine », déclare Azelma Sigaux, coordinatrice nationale de la REV.

Un déni démocratique et un camouflet pour l’éthique

Le projet fait face à une opposition sans précédent. Le propre comité d’éthique du CNRS (Comets), organisation pourtant largement perfectible, a rendu un avis critique, tandis que la biologiste Virginie Courtier-Orgogozo a courageusement dénoncé une évaluation éthique arrivant « en bout de course ». Malgré 2200 contributions citoyennes majoritairement hostiles lors de la concertation publique, le CNRS a déclaré le débat « clos ».

Cette arrogance institutionnelle est le signe d'une science qui a peur du progrès. Pendant que les Pays-Bas financent la transition vers le sans-animal, que le centre de l'Oregon (USA) négocie sa transformation en sanctuaire, que l'Union européenne veut sortir des tests sur les animaux non humains, la France bétonne des cages et en construit de nouvelles.

Rappelons que 81% des Français·es sont pour la fin des expérimentations sur les primates non humains.

Nos exigences pour une science du vivant

L’argument d'une possible « transition » de l’usage des primates non humains est un écran de fumée pour justifier l’inacceptable. On ne « transitionne » pas vers moins de torture ; on l’abolit. La REV exige :

  1. L’arrêt immédiat du projet d'agrandissement du centre de Rousset et le démantèlement des infrastructures d'élevage de primates.

  2. La réaffectation des 30 millions d’euros vers l’excellence scientifique non animale (organoïdes sans mort ni souffrance animale, cultures, etc.).

  3. Le respect de l’avis des comités d’éthique et l'ouverture d'une expertise contradictoire sur la pertinence réelle du modèle primate.

Le CNRS doit cesser de confondre innovation et obstination. La dignité des primates non humains, nos cousins biologiques, ne se négocie pas à coups de subventions publiques.

En attendant l’abolition totale de l’expérimentation animale, la REV demande l’abandon immédiat du projet d’agrandissement de la station de primatologie du CNRS à Rousset.


Sources :


À propos de la REV :

La Révolution Écologique pour le Vivant (REV) (https://revolutionecologiquepourlevivant.fr/ ) milite pour une écologie radicale et antispéciste. Nous refusons toute hiérarchie entre les êtres sentients et luttons pour un monde libéré de l'exploitation. Il y a quelques jours, la REV a invité l'ensemble de ses adhérents et adhérentes à un webinaire sur l'expérimentation animale avec l'OXA (https://oxanimale.fr/ ) pour mieux mesurer l'ampleur du phénomène.


Contact Presse : contact@rev-parti.fr

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