Aller au contenu
Je fais un don Je rejoins la REV
Retour aux actualités

Par Jonathan, référent REV en Côte-d'Or

Ces derniers jours, plusieurs faits divers très inquiétants sont survenus. Le plus médiatisé étant celui des tirs à la carabine de Espaly-Saint-Marcel (Haute-Loire). Cette odieuse attaque, parsemée d’injures racistes est un exemple glaçant de l’augmentation dans notre pays de la haine et des discours prônant la xénophobie et le racisme. C’est également le cas pour une famille de gens du voyage de Gergy (Saône-et-Loire) qui ont eu le choc de découvrir des croix gammées et des phrases racistes sur leurs portails. La décomplexion des discours de haine est arrivé à un niveau rarement atteint dans notre pays.

Amnesty International vient de sortir un rapport éclairant qui montrent les parallèles entre les sociétés américaines, italiennes et françaises en mettant en avant plusieurs signes avant-coureurs d’un durcissement de l’Etat par des pratiques autoritaires. Un de ces signes est justement « la banalisation des discours de haine », qui est clairement identifiable aujourd’hui en France.

Lors de l’élection de Bally Bagayoko, les réactions racistes et haineuses qui ont suivies n’ont été condamnées que timidement et après un certain laps de temps. La responsabilité n’incombe pas qu’aux institutions, qui n’osent plus s’affirmer en barrage républicain contre la montée des idées extrémistes et haineuses, mais également aux médias.

Ces derniers sont de plus en plus perméables à ces idées, les laissent passer, les propagent et n’hésitent pas à laisser en place des personnes condamnées pour ce type de propos. CNews (et les médias Bolloré) étant des exemples flagrants mais c’est aussi le cas pour RMC, qui a réintégré Barbara Lefèbvre malgré sa condamnation pour injure publique raciste.

Les digues sautent les unes après les autres. Il faut donc appeler vivement les partis politiques, les institutions et les médias à réagir et à être d’une vigilance plus forte envers ces dérives. (Comme l’ont fait 57 universitaires dans une tribune de Libération).

C’est à l’ARCOM de mettre en place des mesures fermes et à appliquer son rôle de régulation : il est tout à fait possible de suspendre de manière unilatérale la convention TNT des chaines qui oublient leur devoir de pluralisme et propagent la haine.

Vos commentaires

Il n'y a pas encore de commentaire pour cet article

Laisser un commentaire

Enregistrer mes informations dans le navigateur pour les prochains commentaires